Qu’est-ce qu’une réverbe ?

La réverbération est omniprésente dans notre quotidien.

Elle est le résultat d’une interaction du son sur n’importe quel type de surface. Tous les sons que vous entendez, dans la vie de tous les jours, sont donc accompagnés d’une réverbération.

Sans elle, la vie serait… monotone, sans profondeur.

Avez-vous déjà haussé la voix dans une église ou un aéroport ? Avez-vous remarqué l’ampleur et la portée de votre voix ?

Voilà, vous avez un parfait exemple de ce qu’est une réverbération.

Pourquoi utiliser une réverbe ?

Dans un contexte de mixage, nous n’aurons généralement pas les moyens d’enregistrer dans des lieux physiques, afin de profiter de la réverbération naturelle.

De ce fait, nous utiliserons donc un effet numérique appelé réverbe.

Grâce à celui-ci, nous pourrons reproduire cette réverbération naturelle selon différents types de lieux, et transmettre une multitude d’informations à l’auditeur, dont les principales sont :

  • la nature du lieu
  • la taille du lieu
  • la forme du lieu dans lequel nous nous trouvons

La réverbe au service de l’espace sonore

Un autre élément important lié à la réverbe est l’espace sonore.

Imaginez que vous êtes situé, au milieu, en face d’une scène dans une salle de concert.Vous êtes en charge de placer les différents musiciens et les différents instruments sur cette scène.

Vous allez donc avoir le choix de placer vos instruments aussi bien au centre que sur les côtés, mais aussi en avant ou en fond de scène.

En fonction du placement des instruments, l’impression et le ressenti du son sera différent. Pourquoi ? Car les instruments positionnés en retrait vont plus profiter de l’ambiance de la pièce.

Vous pouvez également remplacer mon exemple en prenant un orchestre. Les instruments les plus forts seront positionnés au fond de l’orchestre.

La réverbe sera donc un bon moyen pour placer nos différents instruments dans l’espace sonore.

Naissance de la réverbe

Au départ, et dans les premiers enregistrements, la seule réverbération captée était celle de l’environnement d’enregistrement.

Le son de la pièce elle-même était capté par le microphone (et dans la plupart des cas, il ne s’agissait que d’un microphone), ainsi que de pièces aux caractéristiques sonores remarquables, principalement des théâtres, des salles de concert et autres.

Cela a bien fonctionné pour les enregistrements du genre orchestral et lyrique.

A la fin des années 40 et au début des années 50, la radio a commencé à jouer un rôle de plus en plus important dans la manière dont le public consommait la musique enregistrée.

Les améliorations apportées à la technologie des microphones et l’avènement de la bande audio ont permis aux ingénieurs en enregistrement de faire des expériences avec le placement de microphones, augmentant ainsi la prise de conscience de la réverbération.

La réverbe de type “Chamber”

Bill Putnam, a été le premier à utiliser la réverbération artificielle dans les enregistrements en 1947.

Il a transformé la salle de bain de son studio afin de créer l’une des premières chambres d’écho spécialement conçues à cet effet, en plaçant une enceinte dans un coin de la pièce et un microphone dans un autre, et en mélangeant le son avec un enregistrement en direct.

La réverbe de type “Plate”

Si novateur que fût le concept de chambre d’écho de Putnam, il utilisait toujours l’ambiance naturelle et la réverbe d’un espace réel.

Ce n’est qu’en 1957 que la société allemande Elektro-Mess-Technik (EMT) a dévoilé sa EMT 140, la première réverbe à plaque.

La réverbe de type “Spring”

Une autre technologie apparue au cours des années 50 est la réverbération à ressort.

Elle a été inventée par Laurens Hammond afin d’être utilisée dans les orgues Hammond et a été mise en vente dans les années 1940.

Une réverbération à ressort fonctionne essentiellement de la même manière qu’une plaque, mais remplace la plaque métallique par des ressorts. Les ressorts occupant beaucoup moins de place.

Les réverbes à ressort sont devenues populaires dans les applications où la réverbération à plaque était peu pratique, notamment les premiers amplis pour guitare (Fender étant le plus connu) et les orgues Hammond.

La réverbe numériques

A la fin des années 1970 et début des années 1980, les premières réverbes numériques ont été lancées.

Les réverbérations numériques ont permis de créer des «programmes» reproduisant l’ambiance naturelle de tout espace, ainsi que le son de sources à réverbération à plaques, à ressorts et autres sources électroniques.

En un rien de temps, un véritable flot de réverbérations numériques et de boîtiers multi-effets est apparu sur le marché.

On retrouve notamment de très grands classiques comme l’EMT 250 ou le 224 de chez Lexicon.

Aujourd’hui , grâce à la M.A.O, il existe pléthore de plugins pour simuler différents types ou différent matériel s de réverbe.

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