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Elles sont très flexibles, offrent un grand nombre de fonctions et sont devenues incontournables dans la technique du son d’aujourd’hui .

Il en existe de toutes les tailles et de tous les prix. Mais face à la multitude de possibilités et d’offres, il est facile de se perdre.

2. Principes de base :

Conversion numérique

Un signal sonore analogique, par exemple celui d’un microphone, doit être numérisé pour pouvoir être traité dans une table de mixage numérique. Pour ce faire, le signal analogique, continu en temps et en valeur, est échantillonné afin d’obtenir des valeurs discrètes. Le taux d’échantillonnage indique la fréquence à laquelle le signal est échantillonné. En qualité CD standard (44,1 kHz), cela se produit en 44100 fois par seconde. Plus le taux d’échantillonnage est élevé, plus l’image numérique du signal analogique est précise. Les taux d’échantillonnage les plus courants sur les tables de mixage numériques sont de 48 kHz ou 96 kHz

Différents taux d’échantillonnage et leur précision

Le signal échantillonné est quantifié à l’étape suivante. Le mot clé est ici la profondeur de bit (ou débit binaire). Elle reflète la plage dynamique du signal en déterminant le nombre de gradations dans lesquelles l’amplitude peut être représentée. Ici aussi, plus la profondeur de bits est élevée, plus la représentation numérique du signal analogique est précise.

Différentes profondeurs de bits et leur plage dynamique

On voit donc que la numérisation des signaux sonores est toujours accompagnée d’une certaine perte. Avec des taux d’échantillonnage et des profondeurs de bits plus élevés, celle-ci ne peut toutefois être démontrée que par des mesures et n’est pas perceptible pour l’auditeur ordinaire.

Traitement du signal

Après la conversion, le signal reste numérique et est traité à l’aide de ce que l’on appelle des DSP (processeurs de signaux numériques). Ce n’est qu’à la sortie que le signal est à nouveau converti en analogique. Les tables de mixage numériques possèdent souvent un égaliseur entièrement paramétrique (parfois même avec un analyseur en temps réel), un noise gate et un compresseur par canal. Plusieurs processeurs d’effets internes et des égaliseurs graphiques sont également disponibles. On s’épargne donc tout l’équipement en rack 19” que l’on traînait autrefois dans des sideracks.
L’interface utilisateur elle-même n’est pour ainsi dire qu’une télécommande pour le DSP. Vu le nombre de fonctions, un mixeur serait énorme si chaque fonction avait son propre bouton de commande. C’est pourquoi le Channel Strip (c’est-à-dire le traitement d’un canal) n’existe qu’une seule fois sur le pupitre, mais il permet de régler tous les canaux.

Channel Strip d’une table de mixage numérique

Ce n’est qu’en sélectionnant un canal que l’on peut l’éditer. Cela peut être une source d’erreur potentielle, surtout lors du passage de l’analogique au numérique. Mais on s’habitue rapidement au nouveau flux de travail. L’avantage est qu’avec un peu d’entraînement, on obtient une grande clarté, surtout lors du mixage de nombreux canaux, car l’interface de mixage est très compacte. Les tables de mixage analogiques sont inévitablement gigantesques lorsqu’elles comportent un grand nombre de canaux.

3. Gestion des scènes

Un grand avantage des tables numériques est la possibilité de mémoriser et de rappeler tous les paramètres (Total Recall en anglais). Dans la plupart des cas, cela s’appelle des scènes. Mais il existe souvent différents niveaux de possibilités de stockage. Une scène peut être chargé dans la console, et à l’intérieur de cette scène, il peut y avoir plusieurs scènes qui peuvent être appelées. Parfois, il y a aussi des snippets comme unité plus petite.

Gestion des scènes d’une table de mixage numérique :

La gestion des scènes provient à l’origine du domaine du théâtre. Pour chaque scène de la pièce, il est par exemple possible de couper ou de libérer des canaux de microphone, d’utiliser différents effets ou d’adapter les rapports de volume. Dans le processus de répétition, la création de scènes est certes souvent une affaire qui prend du temps, mais en contrepartie, il suffit de rappeler les différentes scènes lors de la représentation et de les réajuster si nécessaire.

Mais l’utilisation de scènes est également un outil très utile lorsque l’on se mixe soi-même son groupe et que l’on utilise une nouvelle scène pour chaque chanson. Cette fonction est également utile lors de concerts où plusieurs groupes jouent. On peut ainsi enregistrer les paramètres après la balance de chaque groupe et rappeler les réglages appropriés lorsque le groupe en question se produit.

4. Contrôle à distance

La plupart des tables de mixage numériques peuvent être commandées à distance non seulement sur l’appareil lui-même, mais aussi via un ordinateur ou une tablette. Certaines tables de mixage ne peuvent être utilisées sans télécommande, voire pas du tout.

Mixeur numérique et routeur intégré avec possibilité de contrôle à distance uniquement

De nombreuses tables de mixage numériques en rack sont équipées d’un routeur Wifi intégré avec point d’accès. Elles peuvent donc être connectées directement à un iPad ou autre sans équipement supplémentaire et être contrôlées à partir de là. Si la portée ou la stabilité de la connexion sans fil ne suffisent pas, il est généralement possible de raccorder un routeur externe. Les grands avantages de ces tables de mixage sont leur prix d’achat avantageux et leur taille compacte. De telles variantes sont extrêmement intéressantes pour les petites scènes, les salles de répétition ou comme table de mixage de retour / Inear.

Il existe également des solutions intermédiaires qui se concentrent sur la commande à distance avec une tablette ou un ordinateur – mais avec des contrôles rudimentaires sur l’appareil. La plupart de ces tables de mixage possèdent une interface réseau pour le raccordement d’un routeur, afin de pouvoir réaliser une commande à distance. Si la connexion réseau devait être interrompue, on a en outre la possibilité d’effectuer les principaux réglages sur l’appareil lui-même. Contrairement aux consoles “à part entière”, on économise ici de la place et de l’argent, car aucun fader n’est monté sur l’appareil.

Table de mixage compacte pour rack avec commande par écran tactile

Ainsi, même pour les tables de mixage “traditionnelles”, une commande à distance reste un avantage précieux si l’on veut quitter sa place à la console de façade pendant les balances ou le concert, afin de pouvoir mieux évaluer la situation.

Outre la commande à distance complète via une tablette, de nombreuses tables de mixage proposent une application de monitoring “allégée”. Les musiciens peuvent ainsi régler eux-mêmes leur propre mix de retour sur leur smartphone, indépendamment du technicien. Les techniciens et les musiciens peuvent ainsi se concentrer sur leur travail en toute sérénité.

Application de monitoring d’une table de mixage numérique

5. La patch numérique

Sur les tables de mixage numériques, il n’est pas rare que l’on puisse décider quel signal d’entrée peut être dirigé vers quel canal. Chez certains fabricants, cette fonction s’appelle routing, chez d’autres, I/O setup. Nous l’appellerons dans ce guide, patch.

En fait, il s’agit de simuler numériquement quel câble sera branché à quel endroit de la table.

La forme la plus simple de patch est un patch 1 à 1. Ici, l’entrée locale 1 est appliquée au canal 1, l’entrée 2 au canal 2, etc. Mais on se rend vite compte que dans de nombreux cas, ce n’est pas la variante la plus intelligente. Dès qu’un boîtier de scène numérique est connecté, il faut inévitablement se pencher sur le patch, car les entrées locales ne sont plus utilisées, mais les signaux sont prélevés via une interface audio numérique. La flexibilité du patch vaut également son pesant d’or dans de nombreuses autres situations, par exemple lors de l’intégration de backing tracks et/ou de pistes de click sur une clé USB par exemple.

Certaines tables offrent en outre la possibilité de créer des couches personnalisées ou même d’affecter librement toute la surface de mixage. Ainsi, on peut non seulement patcher librement les entrées sur les canaux, mais aussi répartir les canaux eux-mêmes sur les faders dans n’importe quel ordre. Il arrive assez souvent que des signaux soient ajoutés sans qu’on s’en aperçoive et qu’ils puissent alors être simplement affectés au groupe logique de faders. Une telle liberté de routing est impossible en analogique.

6. Possibilité d’extension et de connexion de boîtiers de scène numériques

Contrairement aux tables de mixage analogiques, une table de mixage numérique en a souvent plus “sous le capot” que ce que l’on pourrait croire au premier abord.

Table de mixage numérique très compacte avec 20 entrées locales et 48 entrées mixables.

Avec les entrées locales, on atteint rapidement ses limites dans de nombreuses applications. Mais souvent, le DSP du mixeur est conçu de manière à pouvoir traiter plus de canaux qu’il n’y a d’entrées locales. La plupart du temps, il existe plusieurs versions au sein d’une série de tables de mixage qui se distinguent par leur taille physique, mais qui intègrent toutes le même processeur.

Table de mixage numérique avec protocole de transmission propriétaire SLink

Outre diverses entrées et sorties analogiques, de nombreuses tables de mixage possèdent une interface réseau pour une transmission audio numérique. Il est possible d’y connecter des boîtiers de scène numériques adaptés avec le même protocole de transmission.

Ces boîtiers de scène servent d’une part à l’extension d’une table de mixage, c’est-à-dire qu’ils peuvent être connectés pour mettre à disposition davantage d’entrées et de sorties physiques. D’autre part, ils peuvent également être utilisés comme boîtiers de scène au sens propre du terme. Au lieu d’utiliser un multiplexeur analogique lourd et encombrant, il suffit de tirer une ligne réseau et de brancher le boîtier de scène numérique approprié.

Boîtier de scène numérique avec connexion SLink

Chaque fabricant fait toutefois sa propre cuisine et fonctionne avec un protocole de transmission audio différent. Si l’on veut connecter un boîtier de scène, il doit obligatoirement s’agir de celui du fabricant avec le bon protocole de transmission.

Il existe certes des protocoles de transmission audio multiplateformes (par ex. DANTE) qui permettent d’envoyer des signaux du fabricant A vers le fabricant B. Attention cependant aux boîtiers de scène : on reçoit certes le signal d’un boîtier de scène à la table de mixage, mais on n’a aucune influence sur le préamplificateur du microphone. Certains fabricants de boîtiers de scène compatibles DANTE proposent des logiciels qui permettent de régler le niveau et de commuter l’alimentation fantôme (par ex. R-Remote de Yamaha ou Allen & Heath DT Preamp Control).

7. Mise en réseau

Les interfaces numériques peuvent non seulement être utilisées pour connecter des boîtiers de scène mais il est également possible de mettre en réseau plusieurs tables de mixage.

Ainsi, si on veut mixer les signaux de scène sur une console de façade pour le public, mais que l’on dispose également d’une console de retour (monitoring) ou de diffusion séparée, on peut envoyer les signaux dans les deux sens au niveau numérique.

Séparation façade/retour sur une table de mixage numérique

On fait l’économie d’un câblage complexe, car la mise en réseau se fait généralement avec un seul ou quelques câbles réseau. De plus, comme le signal reste entièrement numérique, il n’y a pas de pertes dues aux processus de conversion.

Les protocoles audio avec structure de réseau (par exemple DANTE) permettent en outre de créer des réseaux audio à part entière. De plus en plus d’appareils, tels que des amplificateurs de puissance, des DSP, des haut-parleurs ou des microphones, sont proposés avec une connectivité Dante. Les équipements analogiques externes peuvent également être intégrés dans un réseau Dante via de petits convertisseurs. Les signaux peuvent être patchés sur l’ordinateur via un contrôleur Dante. Il existe également une carte son virtuelle Dante qui permet d’enregistrer et de réinjecter jusqu’à 64 canaux du réseau directement sur l’ordinateur via le port Ethernet.

8. Les tables de mixage numériques pour la scène

Les tables de mixage numériques sont désormais disponibles dans les tailles les plus diverses. Qu’il s’agisse d’un animateur solo, d’un concert de rock’n’roll ou d’une production musicale. Il existe une solution adaptée à chaque situation.

Pour les chanteurs/compositeurs, les duos ou les petits groupes, il existe des tables de mixage compactes et adaptées aux musiciens. L’étendue des fonctions est bien sûr limitée par rapport aux grands produits phares et onéreux. Toutefois, on y trouve tout de même plus de fonctionnalités que sur les tables de mixage analogiques de taille comparable. Plus d’effets, des égaliseurs de meilleure qualité et réglables plus finement, la gestion des scènes et le contrôle à distance ne sont pas rares, même sur les petites tables de mixage numériques. De plus, de nombreuses tables de mixage proposent un choix de présélections pour différentes circonstances. Il n’est donc pas nécessaire d’être un ingénieur du son diplômé pour obtenir un bon son avec peu d’efforts.

Table de mixage numérique compacte avec connexion à une application

Les petits groupes utilisent de plus en plus le monitoring Inear. Pour avoir le même mixe dans les oreilles à tout moment et partout sur la scène, il vaut souvent la peine d’acheter sa propre table de mixage. Pour rester le plus compact possible, une table de mixage numérique est souvent le meilleur de choix. Il n’est pas rare qu’une table de mixage en rack télécommandée soit l’élément de commande central d’un rack de retours Inear.

Mixeur numérique en rack, idéal pour les retours de scène / Inear

Les musiciens peuvent régler eux-mêmes le mixage dans leur propre casque, soit via une application sur leur smartphone, soit via un système de monitoring personnel adapté, et sont ainsi autonomes par rapport au technicien du son.

Le “Personal Monitoring System”

Si vous souhaitez en savoir plus sur le thème du monitoring, nous vous conseillons de consulter notre guide en ligne “Monitoring”.

Si, en tant qu’ingénieur du son, on est confronté à la décision d’acheter sa propre table de mixage, il y a là aussi plus d’options qu’il n’en faut. La connexion de boîtiers de scène numériques est essentielle en live. Étant donné qu’en tant que technicien indépendant, et donc, confronté à de nombreux scénarios différents, il est judicieux de veiller à une capacité d’extension. Selon l’utilisation, il est également avantageux de pouvoir traiter différents protocoles de transmission audio. De nombreux fabricants proposent aujourd’hui diverses cartes d’extension qui peuvent être installées dans une table de mixage. Les signaux peuvent alors être échangés entre les tables de mixage de différents fabricants via des protocoles multiplateformes tels que MADI ou DANTE.

Carte d’extension Dante pour une table de mixage numérique

Pour optimiser et personnaliser son mix, on utilise désormais souvent des plug-ins, même en live. Comme l’utilisation en live exige des temps de latence réduits, il existe des modules d’extension avec des protocoles de transmission audio optimisés à cet effet.

Module d’extension pour une intégration de plug-ins à faible latence

En live, les tables de mixage numériques offrent d’énormes avantages par rapport à l’équipement analogique. Les tables de mixage numériques sont devenues indispensables lors de concerts plus importants et professionnels.

9. Les tables de mixage numériques de studio

Les tables de mixage numériques peuvent également être un outil très utile dans le quotidien du studio. En particulier dans les home studios, les tables de mixage sont souvent une bonne alternative aux interfaces, car on peut les utiliser de manière plus polyvalente et elles combinent souvent plusieurs fonctions en un seul appareil.

La plupart des tables de mixage numériques adaptées au studio offrent la possibilité de réaliser des enregistrements multipistes via USB. Certaines peuvent être aussi utilisées comme contrôleurs DAW. On peut donc utiliser les faders motorisés pour contrôler les canaux virtuels dans le logiciel d’enregistrement. Comme une telle table réunit l’interface et le contrôleur en un seul appareil, on économise de la place et de l’argent.

Table de mixage numérique 64 canaux avec interface USB 64×64 et intégration DAW

L’interface utilisateur physique simplifie également le monitoring sans latence, surtout dans les situations d’enregistrement avec de nombreux musiciens (par ex. un groupe jouant en direct…). Différents mixages de monitoring pour tous les musiciens peuvent être réalisés à distance rapidement et facilement sur la table de mixage numérique grâce aux faders motorisés (Sends on Fader). Il est également possible de travailler avec des systèmes de monitoring personnels ou des applications de monitoring.

La mise en réseau de plusieurs appareils, déjà évoquée, est également très intéressante en studio. On peut ainsi installer un boîtier de scène numérique et le cas échéant, des systèmes de monitoring personnel pour les musiciens dans les différentes salles de studio et acheminer tous les signaux vers la salle de contrôle où se trouve la table de mixage. On décide grâce au patch, quelles entrées doivent être enregistrées et quels signaux doivent être renvoyés à quel musicien.

Qu’il s’agisse d’un studio modeste ou d’un studio professionnel, les tables de mixage numériques peuvent constituer une alternative intéressante aux interfaces.

10. Glossaire

Voici une petite sélection de termes que vous pouvez rencontrer régulièrement à propos des tables de mixage numériques :

Enregistreur 2 pistes (2-Tracks)

Cette appellation désigne tous les appareils d’enregistrement qui peuvent enregistrer sur au moins deux pistes (magnétophones à cassettes, enregistreurs MD, enregistreurs DAT, enregistreurs CD, etc.) On relie les entrées du l’enregistreur à ce qu’on appelle les “Tape-Ins” et les fiches “Tape-Out” sont reliées aux sorties du magnétophone. On peut bien sûr utiliser ces prises à d’autres fins. On peut tout aussi bien brancher un lecteur CD ou un synthétiseur sur le Tape-In.

Retour d’auxiliaire :

Désigne les commandes et les connecteurs qui acheminent un signal qui va du processeur d’effets vers la table de mixage. Le potentiomètre de retour auxiliaire détermine l’importance de la partie de l’effet qui revient du processeur d’effets. Le retour auxiliaire va directement à la sommation Master et peut, selon la table de mixage, également être commuté sur les départs auxiliaires qui acheminent un signal de monitoring afin de pouvoir entendre les effets sur des moniteurs de scène. Les connecteurs de retour auxiliaire sont reliés aux sorties d’un processeur d’effets. Si l’on n’a pas besoin de tous les retours auxiliaires, on peut les utiliser comme entrées stéréo simples. De même, on peut diriger les signaux de retour d’un processeur d’effets vers les entrées normales d’une table de mixage. Il est ainsi possible de traiter le signal ou d’ajouter par exemple à un delay à la réverbération d’un autre processeur d’effets. D’autre part, il est également possible d’envoyer un signal vers des moniteurs via les départs auxiliaires.

Départ d’auxiliaire :

Désigne les commandes et les connecteurs qui acheminent un signal allant de la table de mixage au processeur d’effets. Il est également utilisé pour désigner les voies auxiliaires. Le réglage des départs auxiliaires sur le bus Master permet d’influencer la sommation de tous les réglages de départ des canaux. Cela permet de corriger rapidement la part d’effet pour tous les canaux. Les connecteurs de départ auxiliaire sont par exemple reliés aux entrées d’un processeur d’effets.

Bus auxiliaire :

Ce bus permet de faire sortir un signal déjà préamplifié de la table de mixage, par exemple, pour lui appliquer un effet. Les voies auxiliaires sont accessibles par le départ auxiliaire depuis chaque canal et permettent de traiter plusieurs canaux simultanément avec un effet. En règle générale, on peut déterminer à l’aide d’un potentiomètre la part de signal qui doit être transmise au processeur d’effets via le circuit auxiliaire, afin de pouvoir régler l’intensité de l’effet. Ce type d’intégration d’effets est généralement utilisé pour la réverbération, le delay ou le chorus. Mais il est également possible de dériver un signal pour un moniteur de scène via un bus auxiliaire. On retrouve parfois d’autres désignations pour les bus auxiliaires, comme effet, FLB, Foldback ou Monitor.

Control Room :

Il s’agit des connecteurs pour les enceintes de contrôle ou les moniteurs de studio, qui permettent d’écouter les signaux à la place d’un casque. Souvent, ces prises sont branchées en parallèle avec la prise casque, de sorte que les fonctions solo et PFL puissent agir également sur ces connecteurs. Ces derniers peuvent également être utilisés en live pour sonoriser d’autres pièces avec le signal de sommation.

Sorties directes :

Utilisé pour pouvoir envoyer des canaux individuels sur un enregistreur multipiste. Les sorties directes sont des connecteurs de sortie situés après les préamplificateurs, mais selon la philosophie du fabricant, avant ou après les égaliseurs. Parfois, l’utilisateur dispose d’une possibilité de commutation pour le point de prélèvement.

Égaliseur / EQ :

Également appelé Equalizer, réglage de tonalité, filtre ou simplement EQ. À l’origine, les égaliseurs étaient utilisés pour compenser les faiblesses des microphones en augmentant ou en diminuant de manière appropriée les fréquences qui n’étaient pas couvertes de manière linéaire. Au fil du temps, les égaliseurs ont été de plus en plus utilisés pour modifier délibérément les sons. Selon le modèle, les égaliseurs disposent d’un nombre différent de régulateurs pour les différentes fréquences (voir aussi Paramétrique). Les égaliseurs existent sous deux formes principales : graphique et paramétrique. Les égaliseurs graphiques possèdent un potentiomètre pour chaque fréquence ; plus il y a de réglages, plus on peut traiter le signal avec précision. Les curseurs placés les uns à côté des autres permettent de voir très facilement quelles corrections ont été effectuées. Les égaliseurs graphiques sont principalement utilisés pour corriger les pièces et les systèmes de sonorisation, c’est-à-dire pour équilibrer les fréquences trop faibles ou trop accentuées. Dans les studios, ils sont souvent utilisés pour régler les moniteurs d’écoute et/ou l’acoustique de la pièce.

On trouve des égaliseurs paramétriques aussi bien dans les tables de mixage que comme appareils d’effets externes. Selon le modèle, ils existent avec un nombre différent de bandes de fréquences. Ils permettent de traiter des plages de fréquences de manière beaucoup plus ciblée, mais nécessitent un certain temps d’apprentissage, car ils n’ont pas la clarté d’un égaliseur graphique.

Filtre passe-haut :

Laisse passer toutes les fréquences supérieures à la fréquence déterminée sur le filtre. Souvent appelé filtre coupe-bas (low-cut filter), sur les tables de mixage, il sert à filtrer les bruits indésirables dans la plage des basses fréquences.

Insert :

Désigne une connexion qui achemine un signal préamplifié vers un processeur d’effets et le renvoie vers le canal d’origine. Contrairement au circuit auxiliaire, le traitement ne s’effectue que pour le canal dans lequel l’insert est utilisé. On y connecte généralement des appareils d’effets qui utilisent le signal complet d’un canal pour le traitement de dynamique, par exemple un compresseur, un égaliseur externe ou un noise gate.

Section Master :

La section Master est la partie d’une table de mixage où tous les signaux convergent. Les signaux des différents canaux ainsi que ceux des processeurs d’effets externes et des appareils en insert convergent ici et peuvent être répartis sur différentes sorties ou groupes. En plus d’un affichage du niveau, on trouve généralement dans cette section les réglages du casque/de la salle de contrôle (Control Room) et d’autres options de réglage pour l’ensemble de la table de mixage.

Canal Mono :

Dans un canal mono, il n’y a qu’un seul signal, comme par exemple un microphone ou une guitare. On peut traiter ce signal avec un égaliseur et le diriger vers les sorties via les voies auxiliaires. Le réglage du panoramique détermine si la somme du canal s’entend plus à gauche ou à droite.

Mute (Sourdine) :

Désigne la mise en sourdine d’un canal par un interrupteur. La position du fader de volume n’a pas à être modifiée, le réglage du fader est ainsi conservé. On trouve parfois des désignations telles que “On” ou “Off”. La fonction Mute n’est donc rien d’autre qu’un interrupteur marche/arrêt qui, dans l’idéal, devrait fonctionner sans craquement.

Paramétrique :

Désigne, dans le contexte des tables de mixage et des égaliseurs, la possibilité de sélectionner différentes fréquences à traiter avec l’égaliseur (EQ). Dans le cas d’un paramètrage complet, il est possible non seulement de déterminer quelle fréquence doit être augmentée ou diminuée, mais aussi de régler la pente (également appelée “facteur Q” pour “qualité”) du filtre, qui détermine dans quelle mesure le traitement doit être de manière “étroite” ou “large” dans le spectre des fréquences. Dans le cas du semi-paramétrique, la possibilité de déterminer la pente (Q) est supprimée.

Patchbay ou Patch :

On pourrait également l’appeler “panneau de connexion”. On peut brancher sur sa face arrière différentes entrées et sorties de la table de mixage, d’effets et de synthétiseurs, qui sont reliées sur la face avant par de courts “câbles de patch”. Cela permet de câbler ou de connecter rapidement des signaux sans devoir ramper derrière des racks ou sous des tables.

PFL :

La fonction PFL (pour Pre Fader Listening) permet d’écouter au casque les canaux activés sans qu’ils soient influencés par la position du fader de canal. Comme la fonction PFL ne modifie pas les autres canaux (confère la fonction Solo), elle est utilisée pour contrôler le signal d’un canal pendant un concert ou un enregistrement.

Alimentation Phantom :

Les microphones à condensateur ont besoin d’une tension pour fonctionner. Celle-ci peut être fournie soit par une batterie, soit par un bloc d’alimentation, soit encore par une alimentation Phantom qui est acheminée par un câble microphone symétrique. Il n’y a aucun problème à utiliser des microphones dynamiques sur des entrées de microphone avec une alimentation fantôme activée, dans la mesure où ils respectent la “bonne” affectation des fiches (broche 1 = masse, broche 2 = plus, broche 3 = moins). Il ne faut en aucun cas utiliser des adaptateurs ou autres câbles adaptateurs symétriques vers asymétriques, car ils provoquent un court-circuit. L’alimentation fantôme se situe normalement dans une plage comprise entre 48V et 52V. Ces deux chiffres peuvent également apparaître sur une table de mixage sous forme d’inscription pour des interrupteurs d’alimentation.

Pré/Post :

Utilisé dans le contexte des circuits auxiliaires, il désigne les différents points de prélèvement des départs d’envoi au sein d’un canal. Si un circuit auxiliaire est prélevé par le biais du potentiomètre d’envoi correspondant au point pré, on obtient un signal qui est indépendant de la position du fader du canal, puisqu’il est prélevé avant celui-ci (pré-fader). En règle générale, les retours de scène et les casques sont raccordés aux départs auxiliaires pré-faders, car leur volume ne doit pas changer lorsque des corrections sont apportées aux faders des canaux. Les départs auxiliaires “post” (donc post-fader) agissent exactement à l’inverse. Les signaux sont prélevés après le fader de canal, de sorte que leur volume varie en fonction du volume du canal. Les départs post sont généralement connectés à des processeurs d’effets. En effet, lorsqu’un canal est réglé à un niveau plus bas, ses effets doivent en général également être proportionnels.

Routing :

Ce terme est utilisé comme synonyme de câblage ou d’interconnexion. Le terme “patcher” est également utilisé (voir patchbay).

Solo :

Coupe le son de tous les canaux, à l’exception du canal sur lequel cette fonction est activée. Cette fonction est souvent utilisée pendant une balance lors d’une sonorisation, mais aussi en studio.

Sous-groupes :

Représente un fader de sommation avant le fader de sommation Master. Grâce à des commutateurs d’affectation sur les différents canaux, on peut les diriger vers différents sous-groupes et régler ensemble leur volume avant qu’ils n’arrivent à la sommation Master. Les sous-groupes conviennent très bien pour additionner les signaux d’une batterie par exemple. Pour ce faire, on sélectionne tous les canaux souhaités et on les affecte à un sous-groupe. Si l’on souhaite augmenter ou diminuer le volume de l’ensemble de la batterie, il n’est pas nécessaire de déplacer individuellement tous les faders correspondants, il se pourrait même que le rapport de volume souhaité soit perdu! Au lieu de cela, il suffit de toucher le fader du sous-groupe pour régler le volume de ce rapport tout entier. Les sous-groupes conviennent également pour les claviers, les chœurs ou les cuivres par exemple.

Si les sous-groupes sont équipés de leurs propres sorties, il est donc possible de les diriger vers un enregistreur multipiste dans le studio et d’attribuer directement des canaux individuels aux pistes d’enregistrement par le biais d’une affectation appropriée. Si les sous-groupes ont leurs propres prises d’insert, on peut traiter différents signaux avec un effet qui ne peut pas être utilisé via le circuit auxiliaire (par exemple un compresseur). Comme la plupart des mélangeurs n’ont pas de commutateur d’affectation pour chaque canal de sous-groupe, on les trouve généralement étiquetés par paires (1-2, 3-4, 5-6, 7-8). Si l’on appuie sur l’un des interrupteurs, le signal est réparti de manière égale sur les deux canaux de sous-groupe correspondants. Ce n’est qu’en ajustant le potentiomètre de panoramique qu’il est possible d’accéder séparément à un seul canal du groupe. Dans la plupart des cas, le sous-groupe impair (odd) est activé lorsque le potentiomètre panoramique est tourné vers la gauche, alors que le sous-groupe pair (even) est activé lorsque le potentiomètre de panoramique est tourné vers la droite.

Sous-mixe :

Il s’agit généralement d’un mélangeur plus petit et/ou plus simple qui combine différents signaux dans un pré-mixage et les envoie au mélangeur principal sous forme de somme stéréo ou mono. Il est souvent utilisé en live comme mélangeur de clavier. En studio, il permet également d’augmenter la capacité de sa table de mixage.

Asymétrique :

Lors de l’acheminement asymétrique d’un signal, seuls deux conducteurs sont utilisés. Cela a pour conséquence que des interférences peuvent survenir plus souvent qu’avec un signal symétrique, surtout avec de grandes longueurs de câbles. Les connecteurs les plus courants de ce type de câble sont les connecteurs RCA et les connecteurs jack mono.

Symétrique :

Désigne un type de transmission de signaux dans les conducteurs électriques. Le signal proprement dit est acheminé deux fois (d’où les trois fils ou appelés “points”) et la position de la phase de l’un de ces deux fils étant inversée de 180 degrés. Grâce à cette technique de commutation, il est possible d’éliminer autant que possible les bruits parasites et les influences indésirables de l’extérieur et d’utiliser des câbles relativement longs. Cela fonctionne parce que les bruits parasites agissent sur les deux conducteurs – le renversé et l’original – et s’annulent donc au bout du câble, tandis que le signal utile peut être acheminé sans perte. Un signal symétrique nécessite donc toujours trois conducteurs : un pour la masse, un pour le signal original et un pour le signal à phase inversée. Les connecteurs XLR, qui disposent d’au moins trois points, sont très répandus dans le cadre de cette technique de transmission. Outre divers connecteurs multibroches, on trouve également des connecteurs jack stéréo qui disposent également de trois points.

Gain :

Potentiomètre également appelé “Trim” ou “Pre”, qui est responsable de l’amplification dans le préamplificateur micro/ligne. C’est ici que l’on règle les niveaux de différents signaux de manière à ce que l’électronique en aval soit alimentée par un signal suffisamment fort.

Canal stéréo :

Dans ces canaux, deux canaux mono sont réunis en un canal stéréo. En règle générale, on y connecte des appareils stéréo, comme des synthétiseurs, qui nécessitent un traitement commun des canaux gauche et droit. Dans les canaux stéréo, tous les éléments de commande sont conçus de telle sorte qu’un potentiomètre, un commutateur ou un fader effectue le même réglage pour les deux parties du signal. Souvent, les canaux stéréo sont équipés de manière un peu plus simple que les canaux mono. Dans les canaux stéréo, le potentiomètre de panoramique est généralement appelé “balance” et règle le rapport entre les parties gauche et droite du signal.

11. Conclusion

Ces dernières années, les tables de mixage numériques sont devenues de plus en plus faciles à utiliser et de plus en plus abordables. C’est précisément ce qui les rend intéressantes pour les musiciens et les groupes. Qu’il s’agisse d’une petite table de mixage pour le jeu en solo, d’une solution en rack comme table de mixage retour ou de la variante avec commande DAW dans un studio, les tables de mixage numériques sont devenues incontournables. De nombreuses consoles sont conçues pour une utilisation hybride en live et en studio. Si l’on évolue indifféremment dans les deux mondes et que l’on recherche une solution tout-en-un, une table de mixage numérique est souvent le bon choix.

Le large choix de produits peut vite prendre un aspect écrasant. Nous espérons que ce guide en ligne vous a permis d’y voir plus clair. Mais pour pouvoir recommander des produits concrets, il est préférable de se baser sur un conseil personnalisé. Notre équipe du département sonorisation se fera un plaisir de vous conseiller et de vous aider. Rendez-nous visite sur notre site internet ou sur le mail :

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