La console de mixage est au cœur de tout événement sonorisé. C’est là que tous les signaux convergent et que le son est littéralement façonné avant d’être redistribué là où il faut. Dans cette newsletter, nous te montrerons quel chemin le signal suit dans la console, comment tu pourras piloter au mieux les canaux à ta disposition, et s’il vaut mieux pour toi choisir une console numérique ou analogique pour répondre le mieux à tes besoins.
De la source au mixage finalQue tu utilises une console analogique, numérique, et qu’elle soit amplifiée ou non, tu devras d’abord veiller à employer les bonnes entrées selon les différents types de signaux pour obtenir le meilleur résultat :MIC pour les microphones et les boîtes de direct. Ces signaux sont très faibles et doivent être boostés via un préamplificateur. Certains micros et les boîtes de direct actives nécessitent une alimentation fantôme (48V en général) pour fonctionner. La majeure partie des consoles en disposent, et celle-ci peut-être débrayée.LINE (ligne) pour les appareils et instruments dont le volume est déjà naturellement suffisant comme les claviers, synthétiseurs, platines de DJ ou processeurs d’effets.Hi-Z (haute impédance) pour les guitares ou les basses électriques. La haute impédance de sortie des instruments nécessite une haute impédance en entrée, pour que le son ne soit pas étouffé.
Faire de la place dans le mix : l’égaliseur pour mettre de l’ordre Lorsque tous les instruments se disputent la première place dans le mix, cela devient vite brouillon au niveau sonore. C’est là que l’égaliseur (EQ) entre en jeu. Les fréquences problématiques peuvent être réduites, pendant que l’on peut augmenter celles que l’on souhaite mettre en valeur. Les consoles analogiques les plus simples disposent souvent d’un égaliseur à trois bandes (aigus, médiums, basses), avec des plages fréquentielles fixes. Les modèles plus évolués proposent des égaliseurs semi-paramétriques, avec la possibilité de choisir dans les médiums les fréquences sur lesquelles on souhaite agir. Enfin, la majorité des consoles numériques, du modèle le plus simple en rack jusqu’à la plus grande table de mixage, offre un égaliseur entièrement paramétrique avec plusieurs bandes, dont on peut librement choisir la largeur, ainsi que la fréquence spécifique sur laquelle on souhaitera agir en augmentant ou réduisant le gain. En définissant soigneusement une bande de fréquence étroite, tu peux opérer des modifications très ciblées sans impacter les fréquences voisines. Mais au-delà de l’égaliseur, on trouve un autre outil qui permet de faire le ménage dans le mix : le filtre passe-bas. N’hésite pas à l’utiliser pour tous les signaux qui n’ont pas besoin de grande présence dans les graves (voix, guitares, etc.) : ton mixage gagnera immédiatement en transparence et “respirera” mieux !
Les pistes auxiliaires : pré-fader ou post-fader ?
Il arrive souvent qu’un signal doive être envoyé de la console simultanément à différentes destinations. Pour chaque destination individuelle, on utilise une piste dite “auxiliaire” (ou “aux”) respective. Le but de ce genre d’opération est double :
Retours : Peu importe que ce soit via une enceinte de retour active ou des écouteurs intra-auriculaires, chaque musicien a besoin de pouvoir entendre un mixage spécifique, afin de pouvoir se placer lui-même au mieux dans l’ensemble sonore. Ce mixage dédié à chaque musicien sera naturellement différent de celui qui sera diffusé au public, et il s’agira plutôt du son “pré-fader”. Cela permet par exemple de baisser le volume envoyé à la salle, sans que cela ne change rien au signal envoyé aux musiciens qui conservent leur volume et continuent donc à entendre parfaitement ce qu’ils font.Effets : Pour les effets tels que la réverbération ou le delay, on choisira plutôt la méthode inverse. Ce sera donc le signal “post-fader” que l’on enverra vers lesdits effets, internes ou externes. Cela permet de t’assurer que la part de signal traitée par les effets (“wet”) soit toujours équilibrée par rapport à la part de signal non-traitée (“dry”).
Analogique ou numérique : quelle meilleure solution pour toi ?
Le choix entre console analogique ou numérique se fait avant tout selon tes goûts personnels et la complexité de la chaîne de ton signal.Les consoles analogiques permettent de conserver un contrôle visuel immédiat sur tout ce qui se passe. Chaque bouton correspond à une fonction précise, ce qui permet d’atteindre rapidement et efficacement son objectif, que l’on soit débutant ou non. Nul besoin ici de naviguer dans une multitude de sous-menus.
Les consoles numériques en revanche offrent souvent de véritables solutions “tout-en-un”, incluant effets, gates, compresseurs et égaliseurs. Tu disposes alors d’énormes possibilités de traitement sonore réunies dans un format compact. Mais le plus gros avantage par rapport à un modèle analogique, c’est que tu peux sauvegarder des réglages. Lors du prochain concert du groupe, il te suffit d’appuyer sur un bouton pour retrouver immédiatement tout ton paramétrage.Une console analogique est parfaite pour la salle de répétition, des petits concerts, ou pour les débutants. Les consoles numériques s’imposent davantage lors des spectacles plus complexes qui impliquent de multiples entrées et sorties, comme lors de festivals, ou bien pour piloter les retours intra-auriculaires de chaque musicien.
Tu as encore des questions ? Tu trouveras d’autres infos ici.
Tu souhaites te plonger plus avant dans le monde merveilleux des faders et des boutons ? Nos guides en ligne sur les tables de mixageet les modèles numériques en particulier te fourniront plus de détails. Sinon, n’hésite pas à contacter notre rayon “sonorisation” par téléphone au 02.38.510.555, par mail à l’adresse la-bonne-occase.fr ou via le chat directement sur notre page web. Enfin, tu peux bien sûr venir directement sur place dans nos showrooms à St Jean de Braye, où tu pourras voir de nombreuses consoles et te laisser conseiller par nos spécialistes.
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